vendredi 28 décembre 2007

Japon 33

La petite ville de Nikko (20 000 hab. en 1990, située à 135 km au nord de Tokyo, constitue un des principaux centres de pèlerinage du Japon et jouit d'une notoriété internationale grâce à ses trésors architecturaux. Il s'agit en particulier du temple Rinnoji, qui fut édifié par une secte bouddhique (Tendai) et abrite trois statues colossales, et une bibliothèque contenant dix mille volumes de soutras.

Et voilà où nous venons de passer nos deux derniers jours. Réputé pour être un nid à touristes nous avons opté pour un départ en pleine semaine le lendemain de notre décision d'y aller.

Nous voilà embarqué à 7h du matin pour 3h de route direction les montagnes.


cliquer pour aggrandir la photo et voir Nikko...

À l'arrivée ce qui choque le plus c'est la température. Nous ne sommes qu'à 543m mais tout de même, on se gèle les roubignoles ! Merci Columbia, nous n'avons pas froid au ventre. Nous avons booké un petit hôtel pas trop cher et qui semblait sympa, mais le check in n'ai pas avant 15h et il est 11h. Nous décidons donc (vu qu'on est parti léger) de se faire d'entrée une petite rando. Plein de confiance nous sortons de la ville à pied (la notion de marcher à pied effraie beaucoup de gens, mais si en plus les gens en question sont des japonais, tu as le droit à plein de petits bruits bizarres mais sympathiques, genre _ Mais c'est au moins 20 minutes à pied !!! _ OK Nickel _ Vous allez vraiment y aller à pied _ Ben, ouais... _ OoooooooooOOooooHoooooo SuuuuuUUuuGoOiiiiiiiiiiiiiiiiii !, bref bien japonais quoi). Arrivé au Shinkyo :



... nous remontons vers la partie des temples. Les temples c'est chouette mais ça a deux désavantages sur le trekking. Petit 1, c'est payant, et petit 2, il y a toujours beaucoup trop de monde ! Qui est plus est ce temple là semble promouvoir le mouvement gay... imaginez le peuple (c'est pas vrai bien sûr, mais ces drapeaux mis à la suite m'ont tout de suite fait penser à ça).



Nous regardons de loin les enchaînements de temple mais ne nous attardons pas car, rappelons-le, le soleil se couche très tôt au Japon (environ 17h = nuit noire), donc d'autant plus en montagne et nous avons prévu d'effectuer une petite rando facile certes, mais autant s'y prendre avec précaution. Nous redescendons sur la grand route afin de, enfin, refaire du stop au Japon. Mes souvenirs étaient si vifs à ce propos et j'en avais tellement parlé à Miléna (en bien) que j'avais peur du résultat. En tout cas une chose est sûre. J'adore faire du stop. Voir les gens passer, avec leur réaction parfois si distinct, que se soit un sourire ou une attitude très fixe sur la route qu'ils arpentent... Rapidement une jeune femme se rendant au travail ne m'aura pas fait mentir auprès de ma compagne et elle nous avance de qqs kilomètres jusqu'à un convini sur une voie express. Elle repart aussitôt après nous avoir offert un café. Malheureusement, la place est assez mal choisie pour continuer à avancer car nous sommes du mauvais côté de la route et nous pouvons difficilement nous rendre de l'autre côté pour lever le pouce.



C'est finalement quelqu'un sortant de faire ses courses qui nous récupère et nous emmène au début de notre trek. Là, la discussion s'installe car nous avons 30 minutes de voyages. Nous mettons donc toutes nos connaissances apprises pendant ses 3 derniers mois afin d'avoir l'échange le plus riche possible avec notre interlocuteur, Maeda-san. Celui-ci est propriétaire d'un hôtel non loin du début de notre randonnée. Nous parlons de cuisine française qu'il affectionne particulièrement ou encore de sa collection de timbre de Monaco !!! (papa va falloir que tu m'en envoies une jolie plaquette que je lui en fasse cadeau en remerciement !).
Lorsque nous arrivons à destination il nous propose de nous accueillir dans son établissement, mais nous avons déjà réservé dans un hôtel à Nikko, plus bas dans la vallée... il nous offrira donc de profiter de son Onsen privé, véritable source sulfureuse et excellente pour la peau. Une occasion donc de profiter en couple de notre premier Onsen.
Mais l'heure n'est plus aux discussions car le soleil avance et nous n'avons pas trop de temps à perdre. Nous le remercions et lui promettons de l'appeler à la fin de notre trek pour passer à son hôtel ensuite.

Le chemin commence sur une merveille, Ruyzû-no-taki (cascade de la tête de dragon), une magnifique petite chute d'eau à moitié gelé par le froid ! (nous sommes à plus de 1200 mètres d'altitude et la neige à remplacé l'herbe)



Commence alors une magnifique randonnée (très facile) au milieu des marais et des vallées de Senjô-ga-hara, originalité étant, que nous évoluons presque tout du long sur un chemin de bois posé par les autorités afin de rendre le parc national accessible aux plus grand nombre. Parlant de grand nombre de ce côté là nous n'avons pas à nous plaindre... nous voulions de la tranquilité, nous sommes servi... car durant un peu plus de 2h nous ne croiserons âme qui vive ! Le calme et le recueillement qui accompagnaient notre chemin nous ont permis de croiser le chemin de 4 biches qui se reposaient là et qui nous ont gratifié de prestigieux bonds lors de notre approche. La vue est imprenable et nous restons longtemps à nous imprégner et à prendre les photos des choses les plus simples... juste parce que c'est beau !



Le retour se fait simplement en levant le pouce. Nous retournons donc à l'hôtel de Maeda-san et celui-ci nous présentant sa femme nous invite donc tout naturellement à aller nous détendre dans le Onsen de l'hôtel.



L'eau est à 60ºC, ça sent le souffre à plein nez, mais une fois dedans (parce que c'est dur de rentrer là-dedans avec des pieds à moitié congelé), une vue sur la neige dehors... que c'est bon ! Nous profitons de l'occasion pour se refaire une beauté en sortant (en ce qui me concerne ça veut dire que je me suis rasé). Nous remercions nos hôtes qui ont décidé de profiter un peu plus de nous. Café, saumon... tout est bon pour discuter un peu plus. Il fait maintenant nuit noir, impossible donc de refaire du stop, nous prendrons le bus. Ils nous offrent une carte de nouvelle an et plusieurs plaquettes de timbres thématiques (ils sont un peu bizarre parfois, hein ?) ainsi que des photos d'eux. Nous les remercions encore une fois avant de rentrer pour enfin aller nous poser à notre hôtel, 30 km plus loin.

La suprise est agréable. Nous sommes reçu à l'ancienne par un couple de japonais âgés. La maison est magnifique et fait penser aux contes de Miyazaki. Nous enfilons rapidement nos Yukata car l'heure du repas est déjà bien entamée et nous sommes attendus. La porte de la salle à manger glisse. Nous restons un instant sur le seuil, pas très sûr de ce que nous voyons. L'environnement est plus japonais tu meurs, la table est débordante de mets succulents et nous nous installons sur le tapis chauffant afin de nous mettre à table. La cuisinière (fille des propriétaires) vient s'asseoir à côté de nous afin de nous servir et de s'assurer que tout aille bien ainsi que de nous faire la conversation.



La nuit fut fraiche mais totalement agréable sous un tas de couvertures ! Le lendemain c'est un petit-déjeuner tout aussi japonais que le repas qui nous attend. Entendez par "petit-déjeuner japonais" une soupe miso, un bout de saumon, des rouleaux d'omelette froide, épinards, prune marinée, concombres et RIZ ! Bref, légèrement lourd pour quelqu'un qui à l'habitude comme nous de manger léger au matin !
C'est donc la panse tendue que nous disons au revoir à nos gentils hôtes et reprenons le chemin des broussailles. Pas si broussailleux que ça d'ailleurs, puisque nous nous dirigeons vers les temples. Le temps n'a pas la clémence de la veille et de la neige est annoncé pour l'après-midi. Nous faisons le tour complet du "parc" religieux en regardant d'un oeil distant les splendides temples et pagodes de Nikko.



Nous reprendrons le train en début d'après-midi, complètement exténué, mais tellement heureux d'avoir enfin "mis le nez dehors" !

La prochaine destination nous emmènera du côté de Kyoto... mais cela ne sera pas avant d'avoir conclu avec 2008, fêté nos 3 ans ensemble avec Miléna, et d'avoir fêté mes 27 ans avec moi-même... en attendant donc, on vous embrasse !

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