vendredi 30 septembre 2005

Bolivie 04

Coucou à tous... pas mal de temps sans nouvelles, mais c'était pour la bonne cause !!!
Je vous écris un Chili 01 alors que tout le mail va traiter de la Bolivie... mais bon, j'ai les pieds à Santiago du Chili d'où l'appellation de l'email !

Depuis La Paz... on ne s'est pas posé... Direction Sucre (capitale constitutionnelle de la Bolivie... me demandez pas de vous expliquer la différence entre la capitale constitutionnelle et la capitale, j'ai rien compris). La ville est jolie, nommée ciudad blanca, elle me rappelle à moi Arequipa, en peut-être moins mouvementée. Rien ne s'élève au dessus de deux étages dans cette cité et la vie semble en suspens... Au milieu de ces rues nous tombons Milena et moi face au théâtre municipale et nous nous retrouvons à le visiter (clé en main) pour la modique somme d'un sourire ! Puis passage par le parc Bolivar où nous rencontrons Emer, petit cireur de pompes de douze ans.
_ "Emer, tu travailles à ton compte où c'est pour une entreprise que tu fais ce boulot ?", demande Emrys
_ "C'est une boîte qui nous embauche"
_ "Et tu dépenses tes sous comment ?", re-questionne Emrys, dans sa naïveté de pauvre trou de balle, pensant que le gamin va lui répondre "Pour acheter des bonbons!"

_ "Je m'achète des vêtements quand ceci deviennent trop usés." Répond le gamin laissant le grand dadais dépité... Emer est scolarisé de nuit entre 18h30 et 21h30 au collège Venezuela de Sucre, et adore étudier, seulement voilà, il faut vivre et pour vivre il faut travailler, alors cire cire cire... Non loin du banc où nous sommes assis à discuter avec le petit bonhomme, une tour Eiffel rouge, d'un dizaine de mètres (une antiquité) tient la place d'honneur au milieu de la place Bolivar... Un mince filet d'eau heurtant le sol brusquement, attire notre attention, un touriste a dû laisser tomber une bouteille d'eau minérale... mais non... c'est une petite qui fait pipi du haut de la structure. Nous nous regardons Milena et moi... mais personne ne semble relever la chose bien que tout le monde ait vu ce qui se passait... "normal". Seulement voilà, Sucre ça nous excite pas des masses... alors on speed un peu et on trace vers Potosí... la capitale déclaré impériale par Charles Quint quand les colons ont découvert le pot aux roses !!! Le Cerro Rico ! Une des (ou La) montagne qui a produit le plus d'argent (métal) au monde ! 150 tunnels 7000 mineurs, travaillent aujourd'hui à extraire, l'Argent, le Zinc et le Cuivre de la montagne qui s'est tarie avec le temps. Équipés des pieds à la tête, Milena et moi emprunterons les tunnels tantôt froids tantôt chauds pendants qqs heures à la recherche de mineurs (et de claustrophobie). Un mineur Bolivien c'est petit, bavard, et furieusement actif. Ça aime se bourrer la tronche à l'alcool à 96º (ça brûle la langue et réchauffe le bide, sans parler des destructions organique que ça a provoqué chez moi !), et mâchouiller les feuilles de coca qu'ils entassent en "bola" dans leur joue gauche et mastiquent des heures durant (à défaut d'autres choses). Alors forcément quand ils sourient, les lèvres sont noirs de jus et les dents vertes de feuilles, mais leur passion de trouver du "trésor" se transmet bien vite et je me retrouve à aider à creuser au fond d'un tunnel alors que mon guide me boude à cause du danger...
Les tunnels ne sont pas hauts ça veut dire courbettes, ça veut dire mal de dos ! Madre de Dios je suis ressorti en miette de ce petit tour dans les mines de Potosí. Mais le meilleur je le garde pour la fin ! La dynamite ! Qui n'a jamais rêvé d'en faire péter un bâton ? Personne ? Comment ça personne !!!
Ben moi ça me turlupinait ! Et voilà que l'occasion se présente d'elle même ! Traficote le TNT, rentre la mèche dans le détonateur, rajoute les petites billes roses qui mélangées au TNT vont faire bobo, allume le tout... et... Je me retrouve avec une charge de dynamite allumée, dans les mains, que je veux lancer, mais que le guide m'invite à garder car si je lance tout va se disloquer (fabrication maison)...
Bref si je ne peux pas le lancer, j'en fais QUOI ??? Je commence à me flipper dessus car le guide ne fait rien... mais me voyant paralysé il finira par prendre la charge et courir lui-même au loin... et moi qui hurle de le voir rester si longtemps avec le danger dans les mains !!! Mais tout se passera bien et l'explosion ne surviendra que quelques secondes après qu'il ait enterré le tout. Une bonne séquence émotion !

Et nous revoilà quittant Potosí (pour le moment on gère un bon timing de : une après midi, une nuit et une matinée par ville) direction Uyuni. On laisse derrière nous les routes asphaltées et c'est parti pour les pistes en nids de poules et gendarmes couchés. 6h de routes nous conduiront en plein désert et au final dans une ville qui semblerait être fantôme, j'ai nommé Uyuni. À Uyuni on s'ennuie, selon la population locale... la seule chose à faire ici c'est du tourisme, alors c'est ce qu'on va faire en prenant un tour de trois jours traversant les plus beaux paysages qu'il m'ait été donné de voir dans ma petite existence. Trois jours d'émerveillement et de flashouillages intempestifs... rejoignant Uyuni à San Pedro de Atacama au Chili, en passant par le Salar d'Uyuni, L'île d'Inkawasi, Salar de Chiguana, le Volcan Ollague, Les Lagunas del altiplano (vives les flamands roses, enfin je peux les prendre en photos !), el Árbol de Piedra, la Laguna Colorada, Les Geysers del Sol Mañana, les pierres de Dali, les sources d'eaux chaude de la Laguna Blanca, et la Laguna verde avant notre transfert vers le Chili...
Raconter ces trois jours serait vain, car je ne pense pas qu'un quelconque vocabulaire puisse décrire la beauté, la fraîcheur qui nous envahit fasse à d'aussi monumentaux prodiges de la nature, en échange je vous proposerais bien qqs photos... (d'ici demain), car pour ça, je crois ne jamais avoir autant utiliser mon appareil que durant ces trois jours... Je vous préviendrai donc dès que qqs clichés seront en lignes.

Nous voilà donc arrivés au Chili, à San Pedro de Atacama, où nous allons passer le contrôle de douane Chilien. "Descendez du bus s'il vous plaît, et assurez-vous de bien passer vos pieds dans la bassine avant de toucher le sol chilien !", hein ? Quoi ? Quelle bassine ?
Floc, floc ! Ils ont glissé un bac sous la porte du bus afin de nous voir patauger dans l'eau de javel (ce qui nettoiera bien mes souliers crottés de trois jours d'expédition), et de nous désinfecter de la misère Bolivienne !!! Pas croyable ! Je me retourne et m'aperçois que toutes les bagnoles sont flambantes neuves ! Les chiliens sont tous accrochés à leur cellulaire, et moi je crois tomber des nuages après un tel isolement ! Les formalités de douanes remplient, nous voilà au village, mais rapidement l'envie nous reprend et nous revoilà parti pour l'après midi, vers la vallée de la Lune...
Moi je pensais que la vallée de la lune c'était le site de Petra dans Indiana Jones 3 ! Que nenni ! Ça c'est en Jordanie ! Mais ce n’est pas grave ça me nourrissait qd même, seulement nous voilà parti, et pas n'importe où... non, non... juste en plein désert ! En une demie heure j'ai l'impression de faire un saut en arrière de 1 an et demi et de me retrouver dans le désert du Maghreb... qd je pense que le matin même je me baignais dans les eaux thermales à 35º par 4600m d'altitude, au milieu de la neige et que je suis là au milieu d'un désert nous fouettant le visage de son sable par une chaleur à crever ! Son amphithéâtre géologique, ces trois vigilantes de Marias, sa mine de sel et sa dune géante sont à tomber à la renverse et je me dis que je vais bientôt faire une overdose si je continue à me foutre autant de paysages au fond des pupilles... Alors voilà, on se calme et on prend le bus dans la même soirée direction Santiago du Chili... pour 22h de trajet reposant (sans parler du nez qui coule, de la gorge qui gratte et des oreilles bouchées depuis la redescente sous les 4000). Alors nous y voilà dans cette fameuse Santiago qui a vu grandir Neruda et qui ressemble tant à Paris ! C'en est déroutant, j'ai l'impression de tomber d'un nuage, de revenir vers une civilisation connue, vers des mœurs plus proches. Alors voilà on reste ici peu de temps. Demain ou après demain nous accompagnerons le bus pour passer la frontière argentine vers Mendoza avant de reprendre notre "ascension" du sud.

On est au Chili

Bonjour tout le monde...

Tout d'abord désolée pour être restée si longtemps sans donner de nouvelles mais nous ne pouvions vraiment pas.

Aux derniers écrits il me semble que nous étions encore en Bolivie et je vous disais que nous allions prochainement visiter les mines de Potosi.

Chose faite. Donc à Potosi travaillent encore 7000 mineurs, principalement jeunes (18 ans) mais quelques pères de famille s'y collent encore. Pour ceux qui ont lu Germinal de Zola, c'est un vrai retour en arrière. Difficile avant de le voir, de croire que des gens travaillent aussi dur. Un mineur travaille 8 heures par jour et son salaire dépend de la qualité de sa récolte. C'est à dire qu'au plus il ramène de l’argent (je parle évidemment du minéral) au mieux ils seront payés. Ils cherchent aussi plomb et zinc. Leur salaire peut donc varier de 600 à 1200 boliviens. Soit une moyenne de 100 euros par mois. Notre guide avait travaillé 3 ans dans ces mines, ce qui nous a valut une visite plutôt riche. A l'entrée de cette mine, un vieux mineur après le travail, la bouche noir de plomb et complètement saoul. Il faut savoir qu'un mineur boit durant son travail de l'alcool pur. Non pas à 90 mais 96 degrés. Impressionnant. A l'intérieur d'abord le froid, la boue, puis le noir. Il fallut alors nous courber !! Enfin pas trop moi car avec mes 1m60 juste de pencher la tète a suffit...pas toujours bien sur, mais pour Stéphan, 1m87, cette visite de 2 heures à l'intérieur fût éprouvante. Au sortir de là, le guide nous à fait voir ce qu'était une explosion de dynamite...de la vrai dynamite... là aussi, s'imaginer qu'ils font sauter ca sous terre... ca impressionne.

Côté histoire, les mines ont été découvertes par un sud américain puis conquises par les espagnols. Ces derniers ont pris pour esclaves des sud africains pour y travailler jours et nuits. Dur là aussi de s'imaginer que ces pauvres gens n’eussent pas pu voir le jour pendant des années. Cependant comme trop mouraient à cause du froid (et oui en Afrique ont est pas habitué...), ces derniers furent remplacés par des sud américains. Il n'y a cependant aujourd'hui plus de grèves car tous on un salaire de base et font parti d'une coopérative (plus de mules non plus sous terre, que des hommes pas de femmes). À noter juste et je finis, que les mineurs, s'ils veulent fournir un meilleur travail pour de meilleures fouilles, doivent acheter leur matériel eux mêmes ( dynamites, etc...), ce qui fait que Potosi est la seule ville où l'achat de dynamite est en vente libre...

Voilà pour cela. Le soir on est allé dans un pub avec le guide (couvre feu à 11h00 !! du jamais vu...) et le lendemain on a couru pour prendre le bus direction Uyuni , on est arrivé tard, on a vite pris nos places pour visiter le Salar le lendemain et on est reparti pour une visite du Salar sur 3 jours avec pour fin de circuit le passage à la frontière Chilienne.

Maintenant le Salar d'Uyuni... MAGNIFIQUE… C’est vraiment LE truc à voir une fois minimum dans sa vie. Le Salar c'est donc un désert de sel. Impossible d'y aller sans lunettes de soleil (soit dit en passant on à encore oublier nos lunettes dans une chambre d'hôtel avec notre guide d'Argentine où j'avais déjà tout coché!! bref...), la réverbération est immensément forte, il fait un vent glacial et un soleil à ressortir rouge écarlate... C'était fabuleux. 12500 km carré de sel... apparemment avant s'était un lac glacé salé, il ne reste que le sel. En plein milieu de ce désert on s'arrête pour manger, au milieu d'un champ de cactus, après on visite un ancien hôtel de sel, avec tables, chaises, lits en sel, et construction de maison aussi. Ensuite on va voir la fabrique de sel, là on comprend que les gens, 500 habitants je crois, travaillent pour rien, et tous dans la fabrique. 20 cts d'euros le kilo de sel je crois.

Bref ensuite on va dormir dans un endroit où la majorité des touristes se sont vraiment gelés les fesses...nous on n’a pas souffert du froid (enfin si Steph...pour une fois, l'unique d'ailleurs !! Pas moi!!!) mais surtout de ce lit une place pour nain !!, ensuite le lendemain on est allé voir ce qu'était un geyser... moi qui ne connaissait même pas le nom !! C’est donc un genre de crachat de vapeur d'eau qui pue l'œuf pourri... c'est plein de minéraux là aussi. Très volcanique tout ca. Après Steph s'est baigné dans les sources d'eau chaude...ca lui a bien plu d'ailleurs. Eau bouillante et quand il est ressorti, il devait faire entre 5 et 10 degrès dehors avec un vent de fou... Bref là il a le nez qui coule fort depuis !!!

Après...oufff ca en fait des choses tout ca !!

Après oui on a passé la frontière...et là attention, à la grande surprise de tous, il fallut nous désinfecter les pieds avant de montrer notre passeport !! un peu comme pour dire qu’on venait de Bolivie, le pauvre pays infesté !! Ma foi, en plus contrôle de sac savoir si on importait ou non des fruits et légumes...je me suis donc vu confisquer mes deux petits citron qui sentaient si bon .... Ma foi.

Et là nous voilà donc au Chili. Sincèrement on se croirait aux Etats Unis. A peine passé la frontière que la richesse de ce pays était flagrante. Gros 4x4, femmes bien habillées... rien à voir avec Pérou Bolivie. Mais alors rien du tout. Le premier village après la frontière, San Pedro de Acatama. De là on prend notre billet pour Santiago de Chile, 22 heures de bus. Il est à peu près midi et le bus part à 19h30. On mange donc un bout avec nos amis de Belgique (Clin d'œil à vous Florence, Laurence et Bénédicte) qui ont fait le Salar avec nous, puis on va visiter la vallée de la Lune, qui moi ne m'a pas transcendée mais Stéphan oui. Retour à 19h, on court dire au revoir, on monte dans le bus et voilà, nous sommes arrivés donc à Santiago ce soir et tout va vraiment bien pour nous....

Là on risque de ne rester que demain et partir direct pour Mendoza en Argentine.

Et dans le courant de la semaine prochaine on devrait être à Ushuaia....

Voilà voilou, vous comprenez maintenant mieux ce manque de nouvelles...je n'appellerai pas non plus car ici les prix sont fous...j'espère les trouver moindre en Argentine.

Enfin pour ceux qui s'y sont intéressé, rien dans le guide n'évoque ici la dictature de Pinochet. Rien sur les murs des rues, rien nulle part. Je n'ai pas arrêté de repenser à mes cours sur cette période de l'histoire d'Amérique latine... surtout quand on a passé la cordillère des Andes. Ca a du être éprouvant pour ceux qui ont voulu se réfugier en Bolivie, car la traversée de ce désert ce n'est pas rien... j'ai voulu en soutirer deux mots à notre guide en Bolivie mais pas grand chose à dire si ce n'est que les Boliviens les ont beaucoup aidé.

Difficile pour moi quand même de coller les cours de ma prof d'espagnol avec tout ce que je vois ...ou du moins que je ne vois pas. Ici c'est pro-américain alors que ce sont eux qui leur ont fourni toutes les armes... bizarre tout de même...

Sur ces bonnes paroles! On va aller se laver se coucher, et puis ma foi ne vous inquiétez pas pour nous, on est vraiment bien dans nos baskets....

Je vous embrasse tous bien fort. Ciao- Ciao. Mi.

mardi 20 septembre 2005

Bolivie 03

La Paz, ville grouillante où nous trouvons qu'il fait bon vivre... On y trouve de tout, on y mange bien, on y dort parfaitement... bref on aime.

La ville est entièrement étagée, alors chaque déplacement demande l'effort de monter (ou si l'on est chanceux, de descendre) ! Dans la Calle Comercio, les étales proposent aussi bien du dentifrice, que de la laque ou autres produits de beauté, que les derniers cd sortis, ou dvd (ça remplace le cinéma d'ici, exagérément cher vu le niveau de vie), que du matos hifi, ou encore des fringues en tout genre... on y trouve de tout, quasiment ! Et puis il y a Sagarnagate, rue des touristes, ou l'offre répond à la demande incessante, de nous et des autres, alors forcément on remplit des sacs entiers... pour au final se charger d'un nouveau sac à dos de 80 litres... de toutes les couleurs, de toutes les envies, moi je tourne de l'oeil en voyant toutes ces choses qui me font envie ! Ponchos, ponchos, il est beau mon poncho... et ben moi je te le prends ton poncho ! Il vaut combien ? 160 ??? Noooooooooon, je te le prends pour 50 ! 120 ? Non, 80 ! 100 ? Banco ! Tout se deal, et les sourires sont sincères ! Au final on se fait quand même pas mal avoir, mais ça reste largement acceptable !

Et puis ce matin, debout tôt. On quitte notre hôtel de junkies remplit de frenchies, on file en taxi vers Madness Biking, et direction la Cumbre à 4700m d'altitude (comment ça "encore" ?). Transformation, ssshpaffff jacket protectrice orange fluo, ssschting pantalon soit disant imperméable, scrrratch gants moto, pof le casque qui déchire le style ! Nous voilà transformés en VTTman et VTTwoman, autant dire que juste à nous regarder l'un l'autre on se tordait de rire. Mais, voilà on est haut, on se pèle, il ne fait pas beau, et nous attende 5h de descente... même pas peur... et puis de toute façon c'est presque un passage obligé quand on entre en Bolivie, un genre de test de haute routardise !
Alors voilà, on tourne deux trois minutes sur le parking, et puis "Vamos !" C'est parti ! Ça descend fort, ça descend froid, ça descend, quoi ! On file le long du bitume qui quadrille les 30 premiers kilomètres. Les roues vibrent au rythme des sculptures des pneus. Milena et moi, en côte à côte nous fichons l'un de l'autre en rigolant bien fort dans ce décor d'Écosse improbable ! Première escale, on grelotte, la pluie commence à se faire sentir, et Milena morte de rire et morte de peur, décide de stopper là, son vélo tremble de tous ces boulons, et puis le manque de pratique, l'envie de faire de superbe photos de son homme (MOI :D), et hop là au chaud dans le carrosse, écoutant un bon hip hop R'N'B pendant que moi je me gèle !

Bientôt la pluie ne sera plus une forte concentration d'humidité dans l'air, mais une vraie ondée, qui mettra à l'épreuve les fûtes waterproof dont l'agence nous avait venté les mérites ! Recalés ! Je suis trempé jusqu'à l'os ! Broooooooooouuuu que ce n’est pas drôle d'avoir les fesses mouillées collantes, sur la selle ! Du coup je me retrouve pour quelques heures en danseuse, chouette ! Et puis on grignote un peu, on a quelques kilomètres de montée... et puis nous y voilà !!!! La fameuse Death Road... la route la plus dangereuse du monde (parait-il). Le goudron laisse place à la terre et aux cailloux, et on file le long de cette descente vertigineuse, en tout 3345m de descente ! Ça le fait !
Les virages ne sont pas à prendre à la légère, et puis je trouve que mes freins sont super mou, mais bon personne ne se plains, alors je continue, jusqu'à ce que je trouve que vraiment ça commence à craindre, il faut que j'anticipe 300m pour arrêter la bicyclette !!! Je nous arrête et demande une petite vérif., car le moindre pépin et c'est le grand saut (et ce n’est pas rien de le dire). Bref, mes freins sont mous et ne fonctionne plus du tout, le guide me lance un regard éberlué et de peur me file son vélo perso ! Et nous revoilà parti (un des guides en moins) sur la piste. Les vibrations auront tôt fait d'assassiner mes pauvres poignets, et l'arrivée sera accueillit avec bonheur, au bout de 5h de Madness descente !

Nous nous retrouvons accueilli dans une jolie posada au bord de rivière, où vivent tranquillou un tas de petits animaux de la région : un Alpaca, des singes, perroquets, tortue de terre, paon et puis les traditionnels chiens, chats, poules, canards etc... Une bouffe à vous redonner la patate et notre séparation du groupe qui rejoint La Paz quand nous décidons de nous installer qqs jours à Coroico, village fort sympathique ou nous coulerons heureux les deux prochains jours.