mercredi 29 décembre 2010

Indonésie 01

Jours de vacances : 12
Heures passées dans les avions : 60
Îles foulées : 4
Jours de soleil : 4
Nombre de plongées sous-marine : 6

Notre voyage de noce fut le genre de voyage qui laisse un goût bizarre. Douze jours ? C'est trop peu ! Et c'est trop ! Nos sentiments sont bizarrement alambiqués car deux choses sont venues légèrement ternir notre vision : la première c'est la pluie, qui nous amusait au début lorsqu'elle venait rafraichir l'ambiance une demie heure dans la journée... puis qui nous a littéralement gavé par sa quasi omniprésence pendant les 6 derniers jours.

_ "C'est exceptionnel", disaient-ils, "on n'a pas vu autant de pluie depuis des années."

La deuxième c'est celle qui nous a obligé pendant ces 6 même derniers jours a venir rendre visite aux toilettes 15 fois par jours.
Si on soustrait ses deux facteurs... le reste fut assez grandiose.



Nous sommes arrivés tard à l'aéroport de Bali et notre seule envie était de nous rendre dans l'hôtel le plus proche pour dormir un peu et essayer de récupérer. C'était sans compter le coq. La lumière de la terrasse étant allumée (et m'éblouissant), ce con de coq a du penser que c'était le soleil... du coup à partir de 4h du mat' il s'est mis à chanter... devant notre porte...
Ce n'est qu'en baissant les bras et en se levant vers 6h qu'on s'est aperçut que la lumière s'éteignait de l'extérieur...
Nous nous dirigeons dès le matin vers Ubud, réputé pour être le centre artistique de Bali. Là effectivement les peintres et sculpteurs font légion. Chaque échoppe est un petit musée. La ville est largement touristique et tout y est pour plaire. Les restaurant sont tous plus beaux les uns que les autres, les magasins superbes et originaux, les gens sympatiques... mais qu'est-ce que c'est cher...
On nous dit que l'Indonésie est un pays pauvre et c'est vrai, le salaire moyen y est d'environ 80€ par mois, mais jamais, dans un pays quel qu'il soit, je ne me suis autant senti autant sollicité... je devais avoir la silhouette d'un porte-feuille ouvert... Ici les échoppes n'hésitent pas à multiplier les tarifs par 20 ou 30 pour lesdits touristes. Certains objets y sont vendus plus cher qu'en France. Les prix peuvent être ramené à des tarifs "normaux" mais ce n'est pas sans y passer 30 minutes de palabres qui auront tôt fait de nous éloigner des tentations matériels du pays.



Pour une fois nous souhaitions voyager un peu moins à la routard et à profiter un peu plus du repos de nos vacances. Notre hôtel à Ubud était parfait, une petite maisonnette dans un jardin luxuriant. Des gens souriants et un service impeccable. Nous louons un scooter 2 jours pour nous déplacer dans la région. C'est avec un grand sentiment de liberté que nous arpentons les routes bordées de rizières et autres merveilles pour les yeux.
Les scooters sont majoritaires et prioritaires sur les routes étroites et cabossées de Bali. Même si nous atteignons rarement les 60km/h, il est vital de conserver les yeux sur la route pour éviter de se faire faucher par une voiture en sens inverse. Du coup, pour profiter des merveilles qui nous entourent nous conduisons à tour de rôle notre petit bolide.

À une heure, d'Ubud, nous tombons par hasard sur un parc d'éléphants de Sumatra. C'est une grande réserve créée par un australien afin de préserver cette espèce en voie d'extinction. Le parc est grand et les animaux semblent dorloté... mais cette image ne semble pas si exact... les éléphants offrent des tours aux touristes toute la journée... une bien triste survie finalement... le prix d'une rallonge sur cette planète ?



La suite du voyage se résumant surtout à de la pluie, nous n'avons que très peu profité des îles paradisiaques de Gili. Le bon point : la pluie étant nous avons choisi de passer le plus clair de notre temps sous l'eau, là où elle ne nous gênerait pas. Milena en a donc profité pour passer son PADI open water. Nous avons pu découvrir des fonds marin d'une rare beauté et un tas d'espèces que nous ne connaissions qu'en aquarium.



La morale de cette histoire, c'est : l'Indonésie, oui, mais pas en saison de pluie et surtout pas pour 2 semaines... le temps d'adaptation n'est pas suffisamment long.
Nous voulions voir si nous étions fait pour ce genre de voyage et la réponse est non ! Nous reprendrons donc notre manière habituelle de vadrouiller, le pouce levé et pour un temps indéterminé.

Les vidéos valant bien les longs discours, voici deux vidéos de notre voyage... la première étant surtout un essai de iMovie'11, la deuxième étant un peu plus longue.

Trailer :



Voyage de noce en Indonésie :



Toutes les photos sont disponibles ici.

mercredi 29 septembre 2010

France 14

Je me souviens, petit, d'être aller voir mon père régater pour le compte de sa société à Monaco. Il est monté sur ce bateau, lui dessinateur... et je n'ai pas compris... mais j'ai passé la journée sur la digue à regarder les bateaux courir les uns après les autres !
Je me souviens aussi avoir eu une pointe de jalousie lorsque que l'une de mes colloc' à Barcelone m'avait annoncé qu'elle travaillait sur les voiliers.
Mais ça ne m'avait jamais atteint, qu'un jour, je pourrais peut-être aussi.

Mon capitaine a débarqué fin août et depuis je gère le bateau tout seul. Lorsque des sorties sont prévues, je cherche un capitaine à la journée. Parmi ceux qui sont venus m'aider, un m'a proposé de venir faire les Régates Royales du Trophée Panerai à Cannes avec lui... Nous parlons de bateau et je lui ai parlé de mon penchant pour les voiliers classiques, bien que travaillant sur un moteur Yacht. Il n'est pas moins que le tacticien du Moonbeam IV (Cotre aurique construit par William Fife 3ème du nom en 1914). Et hop, me voilà propulsé dans le rôle d'équipage pour une semaine de régates !


(moonbeam III)

Le bateau ne peut inspirer que de l'amour. Je suis encore vierge pour lui et lui pour moi. J'ai tout à y apprendre. Mes oreilles sont grandes ouvertes et je ne perds pas un mot du capitaine ou du second. Le bateau a été gardé dans son état d'origine... c'est à dire qu'il ne possède pas de winch et que tout se fait à la main en tirant sur les bouts et en jouant avec des palans pour rendre possible certaines tractions.


(Tuiga)

Les courses commencent le mardi, mais le manque de vent obligera les organisateurs à annuler la manche au bout de quelques heures. L'avantage c'est que j'aurai eu le temps de prendre mes marques sur le bateau. Le lendemain le vent souffle et nous offrira de belles ampoules aux mains. Nous nous placerons en deuxième position à la fin de cette première manche, un place prometteuse, juste derrière notre sistership Moonbeam III. C'est le lendemain que l'affaire se corse. Le vent est bien là et nous prenons un bon départ aux côté de Tuiga (le yacht classique d'Albert de Monaco). Nous passons les îles de Lérins par le Sud et prenons la bouée en face de Juans les Pins. De retour en baie de Cannes, nous fermons la porte à Thendara, qui cherche à passer malgré notre priorité. Alors que nous n'avons plus de manœuvrabilité, celui-ci tente le tout pour le tout et nous aborde par l'arrière. Tout se passe très vite. Le beaupré me passe au-dessus de la tête et tape dans la baume derrière moi. Je cours sur babord choquer (relâcher) les bastingages (ce sont les cordages qui soutiennent le mat par l'arrière) car le bateau vire et la baume aussi. J'ai juste le temps de voir les gars s'occupant de la grand voile à l'arrière du bateau, se coucher sur le pont afin d'éviter se faire blesser par le cable situé sous le beaupré du Thendara. Quelques insultes furent lancées, de rage... et puis il nous aura fallut affaler les voiles le plus rapidement possible afin d'éviter plus de dommages.


(pendant l'abordage - crédit photo : Hestia Pak)

C'est fini pour nous. C'est aussi fini pour Thendara. Nous rentrons au port et je laisse les grandes personnes s'expliquer entre elles. L'affaire ne s'arrêtera pas là. Mais pour l'heure, le plus important est la réparation du Moonbeam. Le liston est endommagé... ce bout de bois, vernis de 14 couches, entourant le bateau et lui donnant son charme, ressemble à un bout de parmesan en copeaux ! La moitié des 300m2 de grand voile est déchiré et la baume a aussi subit de sérieux dommages.

En 48h de travail acharné l'équipe du bateau remettra le Moonbeam en état de marche. L'un des équipiers possédant une voilerie aura travaillé nuit et jour sur le grand voile pour la recoudre avec toute son équipe. La lisse a été raboté sur une grande longueur. L'illusion est parfaite et l'accident n'y parait plus. Le samedi matin nous voilà prêt à reprendre la mer. Nous boycotterons la régate, car les réactions des autres équipages n'ont pas été à la hauteur. Certains copains embarqués sur d'autres bateaux seront venus aidé mais personne ne se sera vraiment enquis de
savoir s'il y a eu des blessé... si nous avions besoin de quoi que ce soit.

Samedi 11h, nous larguons les amarres. Direction la baie d'Agay. La régate, elle, prend la direction d'Antibes. Le vent souffle et les voiles sont bien gonflées. Nous éprouvons avec un peu d'anxiété les réactions du bateau et surtout du mat et de la baume. La grand voile remplis parfaitement son rôle... elle est peut-être même encore mieux qu'avant. Le mistral s'engouffre dans la voile de flêche, la trinquette, le foc et le clin-foc. Les drisses sifflent. Nous revoilà au large. Nous ne sommes plus en course... ce qui veut dire que lorsque nous tirons un bord... pour les équipiers c'est les vacances... tout le monde s'allonge et prend le soleil en dégustant les merveilleux sandwich de Fred. Poulet, chêvre et oignons confits... ou encore, viande de grison et fromage corse. Bref, repus, en mer, au soleil en mode détente... que demander de plus.


Régates Royales Cannes - Moonbeam IV
envoyé par Emrys

C'est au moment ou tout le monde se relâche qu'Atlantic, la réplique de la goélette construite en 1903 rapplique et nous nargue avec sa surface de voile bien supérieur à la notre. Elle compte nous prendre de vitesse. Une course s'improvise et tout le monde reprend ça place... bien content finalement de se réactiver les mimines plutôt que de se laisser aller à l'assoupissement. Atlantic vire, et nous virons aussi... nous sommes plus léger et donc plus réactif dans nos manoeuvres... mais Atlantic et plus toilé que nous et nous reprend donc de vitesse dans la longueur. Elena se joindra aussi à nos festivités privées et nous passerons finalement une après midi de rêve... en régate-OFF.

Ce fut une semaine chargée en émotions et en rencontres. Vivement la prochaine régate.

samedi 28 août 2010

France 13

1 semaine de mariage, c'est les noces de quoi ?
Comment ça, ça n'existe pas ? Bon ben inventons alors ! Moi j'appellerais bien ça les noces de savon... car à part buller, on n'a rien envie de faire. La famille est encore là, les copains sont restés un peu et ça y est, on commence à peine à se retrouver tous les deux... comme avant l'armageddon.

Et alors, ça change quoi d'être marié ?

À part de se rendre compte de l'amour qu'on porte pour sa compagne ? De celui que l'on porte pour sa famille, sa belle-famille et ses amis ? De celui que tous ces gens là nous portent ?
À part d'avoir réalisé la plus grande fête de sa vie ? De devenir une famille aux yeux de tous... des plus au moins conventionnels ? De se sentir heureux, plein et rond ?

Eh bien ça ne change rien. La vie poursuit son cours, nous nous aimons autant qu'avant, nous avons toujours la même maison, le même travail, la même vie. Et c'est parfait ainsi.

Nous l'avons déjà dit. Merci. Merci d'être ou d'avoir été avec nous. D'avoir su rire, et rayonner. D'avoir partagé avec des inconnus. D'avoir été là où nous avions le plus besoin de vous !

Les photos arrivent en masse. Nous venons de recevoir celles du photographe et nous n'attendons pas plus pour les partager avec vous ! En voici quelques-unes : http://picasaweb.google.com/AirMimiEtSteph
Pour les plus motivés voici un zip avec les 3,47 Go de photos prisent par le photographe : http://dl.free.fr/jOuM2DPbl

Je vous enjoins à nous faire parvenir vos photos via http://dl.free.fr/ c'est un moyen simple et efficace pour envoyer un volume important de fichier. Si vous avez besoin d'aide n'hésitez pas à demander.

Nous essayerons bientôt de tous passer vous revoir et passer plus de temps de qualité avec vous !
À très bientôt.