dimanche 3 septembre 2006

London 02

Le soleil se dit pourquoi pas, et les jours passent sans se couvrir. Milena déguste son anglais alors que je fini de manger le mien. L'Espagne semble loin derrière. La soirée chez les amis de Calvin nous a littéralement déconnecté de notre vieux monde. Nous voilà vraiment en voyage. Pendant que nous visitons les aspects touristiques d'un Londres jamais vraiment exploré, Notting Hill prépare sa scène. Ce quartier chic se transformera pendant deux jours en théâtre des Caraïbes.

Nous passons nos Oyster Card (cartes oranges londoniennes ; entre nous soit dit, faut vraiment en vouloir pour appeler la carte la plus utilisé de tout Londres "La carte Huître") et les portes s'ouvrent. Le métro est le même que partout ailleurs, divisé par deux. Mes cheveux flirt avec le plafond sale et ma position détendu sur un siège empêche les gens de passer d'un côté à l'autre.

Le métro se charge au fil des arrêts et l'on sent imperceptiblement que notre destination à tous est la même. Westbourne Park sonne notre arrivée et une rafale de sons métalliques nous accueillent à l'ouverture des portes du Tube. Le troupeau se rue dehors et nos mains se collent sur nos poches pour éviter d'être allégées. Nos yeux passent du gris souverains aux couleurs éclatantes d'un village Jamaicain, Barbadien ou encore Trinidadien.

Les rues festoient et c'est un délice d'évoluer aux rythmes des basses. Les balcons nous saluent, des bières fraîches à la main. Les humains laissent balloter leurs jambes molles au-dessus de nos têtes jalouses. La fumée sens bon les épices inconnues. Le poulet prend une jolie couleur rougeâtre, et la chaleur qu'il dégage dans nos bouches harmonise tendrement avec celle du soleil sur notre peau.

La chaleur est d'ailleurs le mot qui pourrait mieux définir cette ambiance. Comment pourrait-on imagine ces deux journées autrement qu'avec l'astre éclatant au-dessus de nos têtes. Peut-être a-t-il plu me direz-vous ; mais dans ce cas, je n'y aurais vu que du feu !

Les cheveux, les coiffures, sont, pendant ces deux jours, les plus extravagantes possibles. Remarque qu'on ne change pas de coupe tous les jours, mais voir une telle concentration de tignasses bizarres, c'est pour le moins réjouissant. Des locks qui descendent aux chevilles de grands black, ou blonds. Des afro rouge. Des queues de cheval qui ressemble à des ananas. Des punks rose, vert, bleu... oui, mais fluo, surtout.

Et puis au milieu de tout ça une vague odeur qui rappelle les champs de blé (mais ça je ne peux que l'imaginer).

Le Carnaval "Jamaicain" de Notting Hill, ça a surtout été deux jours d'ivresse de couleur (aussi de bière, ne me prenez pas trop pour un Saint non plus), de danse les yeux fermés et de sourire. Un vrai plaisir.

Il y a aussi les habitants qui pour 1 pound (un euro cinquante) propose leurs toilettes en plus de celles, publiques, qui débordent.

Les tas d'ordures qui font presque parfois penser à des terrils. Et enfin la police qui a appris à penser par elle-même avec la rigidité anglaise qu'on lui connait.

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Depuis, c'est de nouveau la belle vie sur Barcelone.

On vous embrasse bien.

mercredi 30 août 2006

London 01

Nous sommes arrivés à Londres de nuit il y a quatre jours. Les prévisions nous avaient amené à penser que nous toquerions à la porte de Calvin vers 1h du matin... Que nenni! Avec une heure de retard pour l'avion, une heure et demi pour les bagages, une certaine attente du bus qui doit nous déposer à Golders Green, et le taxi pakistanais qui lui fut parfaitement ponctuel, nous avons finalement réveillé notre cher ami aux alentours de 4h30.

Croisière sur la Tamise, visite de Londres avec Calvin et Timmy, encouragement au match de Cricket de Tim... tout s'est enchaîné en douceur et le soleil apparaît en continue comme une bénédiction sur ces quelques jours.

Calvin qui nous reçoit, comme des rois, dans sa mansarde est une personne devenu ami depuis que nous l'avons rencontré et hébergé chez nous à Barcelona. Il nous avait proposé de venir voir le carnaval Jamaicain et nous avions accepté.

Tim est un deces garçon extraordinaire qui traverse votre vie et y laisse une marque indélébile. Il travaillait avec moi à la Botiga del Barça. Il est malheureusement rentré vivre à Londres.

Le vrai objet de mon courrier aujourd'hui est la soirée d'hier.

Calvin nous amène chez sa tante pour son anniversaire auquel il a promi d'assisté 9 mois auparavant. En fait ce n'est pas vraiement sa tante, c'est une vieille amie de sa mère. En fait c'est un groupe de 5 femmes de la soixantaine, moitié anglaise, moitié jamaicaine, toutes marié à des jamaicains. Les joins tournent naturellement entre les jeunes de la vingtaine-trentaine et les soixanthuitards, le fond musical bercé de reggae et de RnB nous lève tous et la danse nous porte de 9h à 2h du matin. J'ai rarement vécu dans ma vie, l'ouverture d'amour de tant de personnes à la fois et j'ai faillit en devenir timide. Heureusement Milena m'a prit par la main et avec son anglais devenant meilleur que le mien elle m'a introduit à des personnes qu'elle ne connaissait pasplus que moi; mais avec une grâce qui n'a laissé personne de marbre.

Un soirée donc qui restera gravé... entre autre par la chaleur d'un rhum qui m'a supris avec ces 77° !

Cet après midi nous arrivons au point pour lequel nous sommes venus à Londres. Le carnaval Jamaicain.

Au plaisir de vous réécrire plus tard.

lundi 26 juin 2006

Barcelona 08

Pas de mot, juste une image pour résumer la situation sportive internationale :)

Bien à vous depuis la Catalogne (qui n'est pas l'Espagne)